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FRANCOISE PACÉ
Vit et travaille en France
1982 Galerie NRA, Paris
1983 Musée de Saint-Etienne
1986 Séjourne aux USA
1987 Exposition collective Musée de Colombus , Ohio,
USA
1988 Studio Naço Paris
1992 Installation des « briques goudronnées »
au Musée de Bernay
1993 Commande du frac de Haute -normandie,
1993 Installation de 75 toiles flottantes sur la Risle à
Pont-Audemer
1994 Résidence d’artiste Lycée de Chambray (chartreuse)
1996 Musée de Louviers Installation de 30 toiles flottantes
sur l’Eure
1997 Musée de Bernay , Installation sur le thème « regard
de vache »
1997 En collaboration avec Karine Saporta, Xavier Lambert, Jean-michel
Philippe, réalisation du film « Traces »
1998 Film « traces » sélectionné
au festival vidéo de Clermont-Ferrand
1998 Réalise « Le frisson de la vierge »
3 minutes, collaboration avec
Jean- Michel Philippe et Catherine Deknuydt.
1998 Realise « All around » 2 minutes 20
1998 Exposition collective au Quartz, Brest
1999 Conception de décors et costumes œuvre musicale
composée par D. Preschez
2001 Galerie des amis du musée d’art moderne, P.M.M.K
,Ostende Belgique
2001 Livre d’artiste avec Jude Stefan
2002 Acquisition par le FRAC de Haute-Normandie du livre et de ses
travaux préparatoires
2002, Galerie du fleuve Paris,
2002 L’autre Galerie Bruxelles
2002 Livre d’artiste avec Daniel Leuwers
2003 Livre d’artiste avec Ildasio Tavarés
2003 Livre d’artiste avec Annie Ernaux
2003 Prieuré st Côme Tours, Autre Galerie
2004 Installation, mesure et démesure, Compiègne
2005 Les 2 angles, Flers, Réseau de galerie d’art
2005 Galerie,Vie de Bohème Broglie, Livre d’artiste
avec Léo Baron
2006 Résidence d'artiste, Les iconoclasses à la galerie
Duchamp, Yvetot
2006 Acquisition d’un grand dessin par le FRAC de Haute-normandie
2006 Réseau de galerie d’art de Basse-normandie
2006 Acquisition par le FDAC de l’Orne
2006 Galerie plume Paris
2006 Galerie Amourette Rouen
2007 Galerie Plume Paris
2007 Réseau de galerie d’art, de Basse-normandie
2007 Livre d’artiste avec Henri Meschonnic
2007 A l’usine,Bruxelles,
2007 Aide a l’installation par la DRAC Basse-Normandie
2008 La maison des arts Evreux
2008 Musée des beaux arts d' Alençon, Réseau
de galeries
2009 Résidence d'artiste, 2angles les transitives Flers
2009 Hotel de ville de Rouen
2009 Château de Carrouges
2009 Angers l'Enceinte
2010 Acquisition par le FDAC de l’Orne
2010 Chapelle des Ursulines Ancenis pays de Loire
2010 Galerie Plume
| textes |
Paysage,
voies et voix
« J’ai cherché dans mon encre ce qui
ne pouvait y être quêté : la tache pure
au delà de l’écriture souillée »
René Char
Le paysage existe –t-il ?
Le paysage est un espace. Un lieu toujours en mouvance jamais
fixe.
Il se modifie au gré des saisons, des lumières
et de l’humidité, du travail des hommes
Il ya des paysages ouverts et des paysages plus secret plus
fermés.
-Je me suis intéressée à ces premier
paysages ceux que l’on peut attraper du regard quand
on se déplace en voiture à pied ou en train.
Ceux qui nous entourent et forment notre espace quotidien
et que nous oublions parfois de regarder. Mais c’est
au fond du corps que s’ouvre le plus poignant des élans
qui fait que ce besoin d’horizons, d’espace, de
hauteur, d’air, et enfin de contemplation engendre la
création.
Revendiquant dans mon travail sur le paysage une universalité
graphique et poétique à travers l’utilisation
de la « non couleur ». Le dessin
au lavis me permet d’être le plus proche d’une
communication avec l’espace ou l’univers.
-Et puis plus tard ceux plus secret que la résidence
d’artiste à 2angles centre d’art contemporain
en basse Normandie (Flers) m’a amené à
regarder, interroger et interpréter. Le chemin creux
visualisé comme une chambre un espace clos dans le
paysage. un espace intime que je nommais la chambre. C’est
le lieu de notre naissance. Le tout premier paysage qui se
prolonge juste à la porte de notre maison, puis au
jardin et plus loin derrière; le paysage, le grand.
M’octroyant ici un retour à la couleur. Le geste
même modifié par la qualité de la matière.
Habiter le paysage c’est habiter le
monde.
Le monde devient accessible à quelques heures de chez
nous. Consommer le paysage pittoresque, il interfère
sur notre curiosité et intérêt à
notre propre paysage. Et pourtant qui sait en jouir dans les
mouvements subtiles du temps qu’il fait, du temps qui
passe, du travail des hommes et de la lumière peut
y trouver une profonde joie.
Sommes-nous encore capable d’Habiter notre paysage?
Habiter ne correspond-il pas à savoir prendre en ses
bras ce paysage comme fragment de soi ?
Marcher, regarder, suivre la route, le chemin. Le paysage
se déroule doucement, se déploie comme un tissu,
longtemps resté enserré autour de son tube de
carton. Là, chacun au rythme de ses pas, suivant notre
taille se laisse emmener dans une perception et une symbiose
entre l'être et le paysage.
Il se déroule si doucement dans le plus grand des lointains
et si rapidement près des éléments les
plus proches, arbres, pilonnes, maisons
formes naturelles, formes construitres.
« Montagne, rocher, bambou, arbre, rides sur l'eau,
brumes et nuages, toutes ces choses de la nature n'ont pas
de forme fixe; en revanche, elles ont chacune une ligne interne
constante. C’est cela qui doit guider l'esprit du peintre »Su
Tung-po
Le paysage se construit au fils du temps , et cela nous préoccupe
et nous inquiète.
Le paysage est notre tout, nous sommes son centre.
Il se déploie pour mieux s’y sentir seul. J’y
choisi ma place, mon espace, ma vue, ma vision ; comme
voir au-delà, plus profond, plus loin, plus mystique
aussi. « l’œil accomplit le prodige
d’ouvrir l’âme ». « Parce
que profondeur, couleur, ligne, forme, mouvement, contour,
physionomie sont des rameaux de l’être. (Merleau-Ponty)
« C’est tout un paysage qu’évoque
Merleau-Ponty, un paysage qui déjà avait capté
l’esprit avec l’œil, où le proche
se diffuse dans le lointain et le lointain fait vibrer le
proche, où la présence des choses se donne sur
fond d’absence, où s’échangent l’être
et l’apparence.(Claude Lefort)
Le paysage est peut-être l’air qui entoure chaque
élément qui le constitue.
Il est une nécessité, une urgence à retranscrire
ce qui défile sous les yeux.
Le paysage se capte dans le mouvement ( de vie). Le paysage
commence et fini sur le papier. Là assis dans l’herbe
ou sur la pierre, caressant la feuille de papier que je noircie
de ce paysage face à moi, je construis une sorte de
présent intime de l’espace. Françoise
Pacé octobre 2010
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le
Rien et la poursuite du Tout
El mundo nos contiene, pero nosotros contenemos
el mundo. Somos la cueva de piedra donde el mar respira : llena
de vibraciones asciende asciende en una cùpula de sonidos,
pero no se desmorona cuando la ola se va.
Sonia Sanoja
A traves de la danza
Dégagé des tentations et des expériences
autobiographiques l’œuvre de Françoise Pacé
semble avoir acquis une « autonomie » d’expression.
Cette grande légèreté et (ou)
cette grande liberté ne doivent rien au hasard. Elles répondent
à une gestuelle parfaitement maîtrisée et acquise
par l’artiste, la matérialisation palpable d’une
chorégraphie de la pensée et du corps.
Les « reliefs » révélés
par la relation fusionnelle de l’encre et du papier ne sont
des paysages que par la puissance évocatrice de la « tache »
et l’imagination créatrice.
L’artiste dans une démarche mémorielle,
sensorielle reproduit sur le support le mouvement du corps et sa
présence physique et psychique dans le paysage « réel ».
Les cheminements au petit matin dans la campagne normande, la contemplation
des paysages traversés établissent une relation entre
le regard, la pensée et la lumière filtrée
des épaisseurs humides de l’air.
La pensée serait-elle un filtre entre l’être
et l’étant ?
Ainsi l’œuvre ne parle pas de paysage,
mais de profondeur du paysage. Elle ne parle pas non plus de l’individualité,
le « je », mais d’un Tout.
L’invisible avance suspendu dans l’air,
enveloppant de voiles de soie aux transparences opaques les précisions,
les détails superflus qui obstruent le regard et détournent
la pensée.
Les « paysages » ainsi révélés
par l’artiste s’apparentent aux représentations
dans la peinture de la Renaissance italienne où ils apparaissent
toujours en arrière plan. Paysage évanescents, lointains,
presque inaccessibles, ils symbolisent un « ailleurs ».
Les figures au premier plan nous ramènent à la réalité
humaine dont faisait référence l’œuvre
autobiographique de Françoise Pacé.
L’artiste a su évacuer les figures
du premier plan pour nous livrer une œuvre totale, dépourvue
de superflu : le rien et la poursuite du Tout.
Nicole
Zapata
conservateur en chef des musées de Tarbes
septembre 2009
Les
amis de cimaise 2009
Par son
travail pictural, enfin, Françoise Pacé illustre
un questionnement renouvelé sans relâche, depuis
des années, sur le paysage, son lien avec le voyage,
mais aussi le quotidien et son cortège d’immuables
repères. Lors du processus d’élaboration
de ses toiles les plus récentes, « la prégnance
massive des arbres, comme sujet, me ramène au travail
du peintre, note-t-elle, et ces allers-retours du motif à
l’atelier sont comme autant de possibilités de
créer ». De fait, le paysage, véritable
toile de fond d’un lieu, qu’il soit professionnel
ou personnel, est à la source de la recherche de l’artiste,
sa vision du « chez soi » de l’habitant,
propre à tout individu, comme l’habité
se réfère au monde. Et de conclure : «
Nous habitons notre corps ; nous habitons notre logis ; nous
habitons le monde. »Samantha
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